Ce mardi 28 avril, Yoann Gillet est intervenu en commission des lois dans le cadre de l’examen du projet de loi relatif à l’extension des prérogatives, des moyens, de l’organisation et du contrôle des polices municipales et des gardes champêtres.
À cette occasion, il a défendu un amendement visant à faciliter la mobilité des agents contraints de quitter une commune ayant fait le choix de désarmer sa police municipale.
Pour le député, cette situation est inacceptable. « Un policier municipal ne doit pas subir l’inconscience de son maire. » a-t-il souligné.
Yoann Gillet a ainsi proposé de permettre à ces agents de rejoindre plus facilement une autre collectivité. Aujourd’hui, les communes qui accueillent ces agents doivent rembourser les frais de formation à la commune d’origine. Or, lorsque l’agent décide de partir parce que sa sécurité est menacée, il doit pouvoir poursuivre ses missions dans des conditions adaptées et sécurisées.
Cet amendement visait donc à exonérer la commune d’accueil de ce remboursement lorsque le départ de l’agent est directement lié au désarmement de la police municipale.
Malgré le bon sens de cette mesure, l’amendement a été rejeté par l’ensemble des autres groupes politiques, de La France insoumise aux Républicains, en passant par la les Macronistes.
Le député du Gard a regretté ce refus, qu’il considère comme un manque de considération pour les policiers municipaux, pourtant en première ligne pour assurer la sécurité des Français.