Dans le cadre de son action parlementaire, Yoann Gillet a déposé une question écrite adressée au ministre de l’Intérieur afin d’alerter sur la montée préoccupante de la délinquance des mineurs en France.
Le député du Gard a souhaité attirer l’attention du Gouvernement sur les faits d’une extrême gravité survenus récemment à Fresnes (Val-de-Marne), où des dizaines d’individus ont saccagé la mairie de la commune à la veille de l’installation du nouveau maire.
Parmi les dix individus interpellés, tous sont des mineurs âgés de 14 à 17 ans.
Selon les éléments communiqués par le parquet de Créteil, ces individus sont soupçonnés de destructions par moyen dangereux en bande organisée, de vols en réunion et de dégradations aggravées. Des images de vidéosurveillance montrent des individus masqués, équipés de mortiers d’artifice, forçant l’entrée du bâtiment avant de se livrer à des actes de vandalisme.
Pour Yoann Gillet, ces faits constituent une attaque directe contre un symbole de la République, la « maison commune » des citoyens, et témoignent d’un niveau de violence, d’ensauvagement et de préméditation particulièrement préoccupant.
Au-delà de ce cas, le député souligne une tendance de fond : la participation croissante de mineurs à des actes de délinquance, voire de criminalité, d’une gravité toujours plus importante.
Dans sa circonscription, à Nîmes, le 17 février dernier, un enfant de 8 ans a été mortellement percuté par un individu de 17 ans, sans permis et déjà connu de la justice.
Partout sur le territoire, les faits se multiplient : agressions en bande, violences contre les forces de l’ordre, attaques de bâtiments publics. Ces exemples traduisent une réalité désormais incontestable : une montée continue de l’ensauvagement des mineurs.
Face à cette situation, Yoann Gillet s’interroge sur l’efficacité de la réponse pénale actuelle, ainsi que sur la capacité de l’État à prévenir la récidive et à restaurer l’autorité.
Alors que les Français constatent une multiplication des actes de violence commis par des individus toujours plus jeunes, souvent en toute impunité, il estime que ce nouvel épisode témoigne de l’échec des politiques menées en matière de sécurité et de justice des mineurs.
Dans sa question écrite, le député demande au Gouvernement :
• quelles mesures concrètes seront mises en œuvre pour enrayer l’ensauvagement croissant des mineurs ;
• comment garantir une réponse pénale réellement dissuasive face à des faits de plus en plus graves ;
• si une évolution du cadre juridique applicable aux mineurs, notamment concernant l’excuse de minorité, est envisagée ;
• et quels moyens supplémentaires seront mobilisés pour prévenir ces violences et restaurer l’autorité de l’État.
>Question Ecrite en pièce jointe ci dessous :